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Sarkozy et la question gay

Sarkozy et la question gay

ou quand l’omniprésident se fait absent quand ça l’arrange...

publié le jeudi 17 janvier 2008

Le rythme effréné des réformes entreprisent par le gouvernement Zapatero en Espagne ont de quoi faire rêver les forces de progrès en France. Sur les questions de l’homoparentalité, le droit des homosexuels, la question transgenre ou l’enseignement, l’Espagne a, depuis l’arrivée du socialiste Zapatero au pouvoir fait un énorme bon en avant. La France, en comparaison, fait figure de dernier de la classe à l’échelle Européenne... A croire que Sarkozy n’aime les gays qu’en période de campagne électorale...

Droit de mariage et d’adoption pour les couples homosexuels, possibilité pour les transsexuels de changer d’état civil, procédures de divorces accélérées, usage des cellules souches dans la recherche : depuis l’arrivée au pouvoir en Espagne de Zapatero en 2004, de nombreuses réformes ont modifié la société Espagnole. Autant de réformes qui témoignent de la volonté du gouvernement socialiste en place de s’affranchir des préceptes catholiques.

Sans surprise, l’Eglise se montre très hostile à ces initiatives et y oppose des protestations véhémentes et des manifestations d’oppositions. Soucieuse de préserver son influence (et de continuer à imposer sa morale ?), l’Eglise multiplie les attaques virulentes à l’encontre de ce qu’elle nomme « le fondamentalisme laïc » et a, à ce titre, organisé dernièrement un rassemblement à Madrid au nom de « la famille chrétienne ».

Les tensions ne sont pas prêtes de disparaître, d’autant plus qu’une nouvelle réforme, de l’enseignement cette fois, vise à amenuiser l’influence de l’Eglise en rendant l’instruction civique obligatoire et le catéchisme facultatif dès la rentrée prochaine dans les écoles du pays.

Des réformes courageuses dans un pays encore sous grande influence de la morale religieuse ; des réformes pourtant encore jugées insuffisantes, voir « timides » par beaucoup au sein de la gauche espagnole.

Une « timidité » qu’en France, on pourrait presque considérer comme étant ultra progressiste tant notre retard (par exemple en matière de droits aux couples homosexuels) est grand. De gros efforts restent à faire en France notamment sur la question de la famille ou de l’identité de genre ; les tabous perdurent, tabous galvanisés par une droite traditionaliste dont Nicolas Sarkozy se fait parfois le porte parole (quand Christine Boutin n’est pas disponible !). Preuve en a été faite à Rome il y à quelques semaines avec un discours de la part du président empreint d’une complicité chrétienne affichée allant à l’encontre du principe même de la laïcité Française.

Le gouvernement en place devrait peut être s’inspirer de cette « timidité » Espagnole afin d’avancer sur des questions cruciales et urgentes telles que les droits aux homosexuels, notamment en terme d’adoption et de parentalité. Parce que la société n’est pas figée et qu’elle évolue, le gouvernement, au delà même des sensibilités politiques, se doit de prendre des initiatives en fonction. A noter qu’à ce jour, absolument rien n’est inscrit dans l’agenda ministériel concernant ces questions. Manque de courage de la part d’un chef de l’Etat trop soucieux de ne pas contrarier son électorat conservateur ? Promesses électorales afin de séduire l’électorat gay passées aux oubliettes ? Lui qui se veut un chef de l’Etat « moderne », il semblerait que Sarkozy ait sa propre définition du terme…









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3 Messages de forum

  • Sarkozy et la question gay

    17 janvier 2008 07:41, par Tannhäuser
    Effectivement, il est probable que le Président ait sa propre définition de la modernité. Lorsqu’il est question d’évolution, le tout n’est pas d’évoluer ou évoluer, mais d’évoluer dans le bon sens. Il y a parfois des évolution qui constituent des reculs, c’est précisément le cas de l’Espagne. Pourquoi le MJS s’étale-t-il en attaquant l’Eglise, qui voudrait paraît-il imposer "sa morale" ? Il n’y a rien de pire, dans une civilisation, que des individusqui choisissent leur morale à la carte : "moi je décide qu’il est moral de faire ceci ou cela, même si mon voisin déclare cela immoral.". C’est ce qui cause la décadence. Peut-être qu’au-delà de tout ce qu’on peut lui reprocher, notamment par rapport à son style un peu clinquant, SARKOZY est bien plus en avance que M. ZAPATERO... tout dépend en effet de l’endroit où l’on se place pour en juger.Enrayer la mécanique de décadence er valoriser certaines valeurs est certanement plus facteur de progrès... Inversement, démanteler une morale commune d’un pays, sous prétexte qu’on refuse de voir une institution "imposer" sa morale (morale dont on veut qu’elle ne soit qu’une morale parmi d’autres), ce n’est pas vraiment un facteur de progrès.

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  • Sarkozy et la question gay

    17 janvier 2008 08:52, par Sharcoux

    Bien dit.

    Il semble que le décalage entre les discours et la réalité est assez maintenant clair pour que tous les gays regrettent amèrement d’avoir accordé une certain confiance à Sarkosy en campagne électorale.

    La question gay, son sujet favoris, est à peu près le seul sujet sur lequel il n’a fait que mentir de façon consécutives. En premier lieu il prend les gay pour des cons en réinvestissant tacitement (mais clairement) Vanneste après sa promesse de ne pas le faire. Ensuite il l’investi pour les municipales en réussissant à se moquer des militants qui sont contre ce député aux idées de rééducation (par conséquent très proche du nazisme puisqu’il est question de guérir ce qui n’est pas une maladie).

    Pour continuer dans la question générale des droits de l’homme on peu encore penser à la visite du dictateur Kadafi qui à confirmé mainte fois que Sarkosy n’avait jamais évoqué les droits de l’homme avec lui alors que ce Sarkosy s’égosillait devant les médias a dire le contraire.

    Sarkosy à une vue tellement stratégique du pouvoir. Ses idées changerons, malheureusement, si elle lui permettent d’obtenir plus de pouvoir. C’est non seulement triste mais surtout honteux et dangereux.

    Je terminerai par la question la plus importante. La laïcité tolérante que Sarkosy prône n’existe absolument pas. Tout simplement parce que la laïcité intolérante, définie par lui par voie de conséquence, n’a pas le moindre sens. La laïcité n’est pas une religion mais un principe. Il est le principe de liberté des religions (ou de non-religion). La séparation totale des religions et de l’état à non seulement un sens très important (éviter à tout prix l’intégrisme, l’imposition de ses croyances à ceux qui croient en autre chose) mais en plus est indispensable dans un état de droit qui se veux de respecter les droits minimums de l’homme. L’adjectif "extrême" n’a aucun sens. Les parôles de Sarkosy n’avaient vraiment aucun sens ce jour là et il le sait. Mais il leurs a dit ce qu’ils veulent entendre aux Vatican.

    La capacité qu’a Sarkosy de changer de veste selon ce qui lui est le plus profitable est étonnante. Il n’est pas aussi bêtement homophobe que Christian Vanneste, il est homophobe (dans ma perception personnelle de ses actes sans prendre en compte ses discours avocatiques) intelligemment apparement, autrement dit de façon à ce que l’on le distingue trop tard.

    Cependant Sarkosy, ne voit la politique que comme un terrain de combat pour le pouvoir. Stratégie, Stratégie, Stratégie... même gaylib est un pion de son jeux d’échec qu’il n’hésitera pas a sacrifier pour sa victoire.

    Très dangereux comme jeux. L’incohérence est la pire nouvelle pour Sarkosy car il nous montre enfin son vrai visage. Les petites raillerie que Sarkosy commet souvent hors caméra sur les homosexuels en disent long. Il y a l’image et la réalité, il y a toujours un décalage en politique mais avec Sarkosy c’est un véritable fossé concernant les droits des gays. Mais le mal est fait puisque les Français devront le supporter pendant 5 ans. Pas de mariage homosexuel donc avant 5 ans. J’espère qu’il ne sera pas réélu... je ne suis même pas Français en plus. Je confirme que la France est vraiment très à la traine sur les questions sociales, je pense qu’elle et Sarkosy doivent réapprendre ce qu’est le principe de Laïcité et sa raison d’être. Après tout un peu d’éducation ne ferais pas de mal que ce soit pour un civil, un évêque ou un président de la république atteint mégalomanite aigue.

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  • Sarkozy et la question gay

    17 janvier 2008 15:00, par Leroy Jean-Paul
    Bravo pour ce texte Sarkozy et la question gay. Bien vu, bien pensé. Effectivement, Sarkozy très "pro gay" en campagne électorale se montre aujourd’hui très tiède - voire hostile - vis-à-vis des homos. Et encore, ses propositions étaient loin d’aller très loin, elles n’avaient rien à voir avec le droit au mariage (civil) et à l’adoption proposés par les partis de gauche. Mais les Français ont en majorité voté pour lui.....

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  Rédaction | Mouvements de Jeunes Socialistes du Pas de Calais | Sofian:)