Ou quand Nicols Sarkozy s’occupe de la télévision publique
publié par Rémy, le jeudi 29 mai 2008
La déclaration du président datant de janvier dernier avait fait grand bruit. Comment en effet prôner une télévision publique de qualité tout en la privant d’une importante source de financement ? On ne pouvait s’empêcher, en outre, de penser que cette décision ferait la joie des chaînes privées et notamment de martin Bouygues, principal actionnaire de TF1, un ami proche du président. La solution la plus fréquemment citée afin de compenser cette perte est l’augmentation de la redevance, ou comment se passer d’ une partie du financement d’origine privée en allant chercher dans le porte monnaie des français. Les deux autres solutions proposées par la commission étudiant ce dossier est la taxe d’une partie du chiffre d’affaire des opérateurs de téléphonie ou une taxe de 0,55% sur l’électronique grand public. Connaissant l’influence des grands patrons et des grands groupes sur le président et son gouvernement, on se fait peu d’illusions sur la solution allant être adoptée au final. Pourquoi aller taxer ses amis du CAC40 quand les français peuvent payer à leur place ?
L’objectif de la déclaration de ce mardi du président ne trompe personne. Au moment ou sa côte de populatité reste dans les fosses abyssales de l’opinion publique, le moment était plutôt mal venu d’annoncer aux français qu’ils allaient devoir sortir de leur poche le financement de France Télévision. Déclaration qui devient de ce fait un désavoeux de la commission dirigée par Jean François Copé et qui se retrouve à devoir étudier des propositions alors même que le président les écarte. La situation n’est qu’une illustration récurrente de l’incapacité de Nicolas Sarkozy a occuper la fonction de chef de l’Etat. Trop occupé à lorgner sur sa côte de popularité, ses déclarations n’ont de cohérence que la volonté de remonter dans l’opinion des français. Si les français ne regardent pas tous les programmes de ses amis, le doute ne plane plus sur le fait qu’ils aient compris qui était le maillon faible ...